Les Émirats arabes unis ont réalisé 51 % de leur objectif de planter 100 millions de palétuviers d'ici 2030
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24.08.2026
24.08.2026
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Le pays étend ses programmes de restauration du littoral, des récifs coralliens et des écosystèmes marins

Les Émirats arabes unis ont déjà réalisé 51 % de leur plan national visant à planter 100 millions de palétuviers d'ici 2030. Parallèlement, le pays développe ses programmes de restauration des écosystèmes marins, de développement des zones protégées et de création de récifs artificiels.

Selon le ministère du Changement climatique et de l'Environnement des Émirats arabes unis, les efforts dans ce domaine passent progressivement de la simple préservation des ressources naturelles à la restauration complète des écosystèmes endommagés et au renforcement de leur résilience face au changement climatique.

Pour les Émirats arabes unis, le développement des mangroves revêt une importance multiple : elles renforcent le littoral, créent des habitats naturels pour les espèces marines et soutiennent les ressources halieutiques du pays.

L'objectif de plantation de palétuviers a été plus que triplé

Initialement, les Émirats arabes unis prévoyaient de planter 30 millions de palétuviers d'ici 2030. Par la suite, l'objectif national a été porté à 100 millions.

Aujourd'hui, selon Hiba Obaid Al Shehhi, sous-secrétaire adjointe chargée de la biodiversité et des ressources en eau, 51 % de cet objectif a déjà été atteint.

Ce changement d'échelle du programme reflète le rôle croissant des écosystèmes de mangroves dans la politique environnementale du pays.

Les mangroves servent d'habitat naturel pour la reproduction des poissons et le développement des jeunes organismes marins. Elles contribuent simultanément à protéger le littoral et à préserver la biodiversité des zones côtières.

Les zones marines protégées devraient être étendues à 30 %

Un volet distinct de la stratégie environnementale des Émirats arabes unis consiste à augmenter la superficie des zones marines protégées.

Actuellement, les zones marines et côtières protégées couvrent environ 12 % du territoire, et le pays compte 16 zones protégées.

D'ici 2030, il est prévu de porter la part des zones marines protégées à 30 %, conformément à la Stratégie nationale pour la biodiversité des Émirats arabes unis à l'horizon 2031.

L'extension de ces zones permet de limiter la pression sur les écosystèmes les plus fragiles et de créer les conditions propices à la restauration naturelle de la flore et de la faune marines.

Les Émirats arabes unis ont installé près de 23 000 structures de récifs artificiels

Le programme de restauration du milieu marin ne se limite pas aux mangroves, mais inclut également la création d'habitats artificiels.

Le programme ministériel de déploiement de structures de récifs artificiels est en vigueur depuis 2016.

À la fin de l'année 2025, environ 22 982 structures écologiques avaient été installées dans le cadre de cette initiative et d'autres projets connexes. Elles sont réparties dans différentes régions du pays, notamment à Charjah, Ajman, Oumm al-Qaïwaïn, Ras el Khaïmah, la réserve de Ras Dadna et sur la côte est.

Avec le temps, ces structures deviennent des habitats pour les poissons et d'autres organismes marins, créant des zones supplémentaires pour la reproduction et le développement des juvéniles.

Les récifs artificiels contribuent à la restauration du milieu marin

L'objectif principal des structures récifales artificielles n'est pas de modifier l'aspect décoratif des fonds marins, mais de créer les conditions propices à la restauration progressive des écosystèmes.

De tels projets permettent de créer des habitats supplémentaires pour les organismes marins et de soutenir la durabilité des stocks de poissons.

À Fujaïrah, des projets sont également mis en œuvre pour créer des récifs artificiels biologiquement actifs à partir de matériaux naturels et recyclés, destinés à restaurer l'environnement marin et à protéger le littoral.

Pour les Émirats arabes unis, ces solutions s'inscrivent dans une politique plus large d'économie circulaire, de restauration écologique et d'utilisation durable des ressources naturelles.

Fujaïrah prévoit de planter 1,5 million de colonies de coraux

L'un des projets les plus ambitieux est la création de jardins de coraux à Fujaïrah.

Au cours des cinq prochaines années, il est prévu d'y planter 1,5 million de colonies de coraux sur une superficie de plus de 300 000 mètres carrés.

Le projet vise non seulement à favoriser la restauration des récifs, mais aussi à créer des zones sécurisées pour les espèces de poissons locales.

Selon le ministère, les jardins de coraux occuperont une superficie équivalente à environ 60 terrains de football internationaux.

Les recherches portent sur des dizaines d'espèces de coraux

Les programmes environnementaux des Émirats arabes unis ne reposent pas uniquement sur la plantation directe de coraux, mais également sur la recherche scientifique.

Le ministère a mené la culture expérimentale de 24 espèces de coraux adaptées aux conditions climatiques et aux températures de la région.

De plus, 210 zones de répartition des coraux ont été identifiées et plus de 55 espèces de coraux durs ont été recensées le long du littoral du pays.

Ces recherches permettent de sélectionner les espèces les plus résistantes et de planifier plus efficacement la restauration future des écosystèmes récifaux.

Plus de 66 000 fragments de coraux ont déjà été cultivés

Depuis 2018, dans le cadre des précédents programmes de restauration aux Émirats arabes unis, environ 66 173 fragments de coraux ont été cultivés.

Les travaux ont couvert environ 22 827 mètres carrés de zone côtière.

Ainsi, le nouveau programme de 1,5 million de colonies de coraux constitue une étape suivante, nettement plus vaste, s'appuyant sur l'expérience déjà acquise.

Le ministère développe également des méthodes pour accroître la résistance des coraux à l'augmentation de la température de l'eau, le réchauffement du milieu marin restant l'un des principaux facteurs de dégradation des récifs.

Les projets environnementaux soutiennent les ressources halieutiques des Émirats arabes unis

Les mangroves, les récifs coralliens et les structures marines artificielles sont directement liés à la durabilité de l'industrie de la pêche.

Ils créent des zones où les poissons juvéniles bénéficient d'une protection et peuvent se développer jusqu'à l'âge adulte.

Une attention particulière est accordée au maintien de l'équilibre entre les contraintes environnementales et les intérêts des pêcheurs professionnels.

Le ministère collabore avec les associations de pêcheurs pour discuter des périodes de reproduction de certaines espèces, des réglementations en vigueur et de l'évolution de l'état du milieu marin.

Hiba Obaid Al Shehhi a qualifié les pêcheurs de « sentinelles de l'environnement en mer », car leur travail quotidien permet de détecter rapidement les changements dans l'état des écosystèmes.

L'aquaculture devient un pilier de la stratégie alimentaire

Parallèlement à la préservation des ressources halieutiques naturelles, les Émirats arabes unis développent le secteur de l'aquaculture.

Sa capacité de production dans le pays est d'environ 2 572 tonnes, et le nombre d'exploitations aquacoles marines enregistrées a atteint 18.

Le développement de l'aquaculture permet de diversifier les sources alimentaires tout en réduisant la pression sur les stocks de poissons sauvages.

Pour un pays aux ressources naturelles limitées, ce secteur est considéré comme un élément clé de la sécurité alimentaire à long terme.

Pourquoi la politique environnementale est essentielle au développement des zones côtières

Pour le marché immobilier, les projets environnementaux sont primordiaux, notamment en ce qui concerne la qualité de l'environnement urbain et naturel.

Aux Émirats arabes unis, une part importante de l'immobilier résidentiel et touristique haut de gamme se développe le long du littoral.

Par conséquent, la préservation des écosystèmes marins, de la qualité de l'eau, des plages et des paysages naturels influence l'attractivité à long terme de ces zones pour les résidents, les touristes et les investisseurs immobiliers.

Cela est particulièrement vrai pour les projets situés à :

  • Abou Dabi ;
  • Dubaï ;
  • Ras el Khaïmah ;
  • Fujaïrah ;
  • Charjah ;
  • d'autres zones côtières des Émirats arabes unis.

L'environnement naturel devient un élément de valeur immobilière

Le marché immobilier actuel des Émirats arabes unis évolue progressivement vers un modèle où la qualité de l'environnement est considérée au même titre que les transports, les infrastructures sociales et le niveau de service.

Pour les acheteurs de biens en bord de mer, ce qui compte, ce n'est pas seulement la superficie ou la vue, mais aussi :

  • l'état du littoral ;
  • l'accès aux plages ;
  • la qualité des espaces publics ;
  • le nombre d'espaces verts ;
  • les normes environnementales des projets ;
  • la préservation du paysage naturel.

C'est pourquoi les programmes gouvernementaux de protection du milieu marin créent une base plus durable pour le développement des zones côtières.

Ce que cela signifie pour les investisseurs immobiliers

Les initiatives écologiques ne garantissent pas à elles seules une hausse des prix de l'immobilier, mais elles peuvent renforcer l'attractivité à long terme d'un emplacement spécifique.

Pour un investisseur, il est particulièrement important d'évaluer dans quelle mesure un quartier concilie développement et préservation de l'environnement naturel.

Dans les projets côtiers, il convient de prêter attention aux points suivants :

  • l'accès réel à l'eau ;
  • la qualité des infrastructures de plage ;
  • la densité des futures constructions ;
  • la politique environnementale du maître d'ouvrage ;
  • le développement des espaces publics ;
  • préservation des espaces verts et naturels.

Plus la qualité de l'environnement est élevée, plus le public potentiel d'acheteurs et de locataires en quête d'une résidence à long terme est large.

Les Émirats arabes unis poursuivent leur vaste programme de restauration de la nature

La réalisation de 51 % du programme de plantation de 100 millions de palétuviers démontre que la stratégie environnementale des Émirats arabes unis passe d'initiatives isolées à des projets systémiques d'envergure nationale.

Parallèlement, le pays étend ses zones marines protégées, installe des récifs artificiels, restaure les écosystèmes coralliens et développe l'aquaculture.

Pour les Émirats arabes unis, il ne s'agit pas seulement d'une politique de protection de l'environnement, mais d'un volet essentiel de leur stratégie à long terme visant à améliorer la qualité de vie, la sécurité alimentaire et la résilience des zones côtières.

Dans un contexte de croissance urbaine et immobilière continue, la préservation de l'environnement naturel devient un facteur de plus en plus déterminant pour le développement durable du pays.

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